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Tout sur notre president(Michel Sedoux)

 
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renelelillois
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MessagePosté le: Ven 11 Nov - 07:35:28 (2011)    Sujet du message: Tout sur notre president(Michel Sedoux) Répondre en citant

Et le spectacle continue... Après le cinéma, le football: depuis 2002, le benjamin des frères Seydoux préside le Losc. Portrait.

Quand il se retrouve dans la modeste loge présidentielle du stade de Villeneuve-d'Ascq, le placide Michel Seydoux ne se transforme pas en supporter enragé. Même quand le Losc, qu'il préside, triomphe de l'Olympique Lyonnais, le 23 octobre (3-1). Pas plus qu'il ne s'effondre, un mois plus tôt, quand son club, trop joueur, laisse filer la victoire en Ligue des Champions face au CSKA Moscou (2-2). En tribune, Michel Seydoux fume tranquillement son cigarillo. "Les joueurs étaient fatigués en seconde mi-temps", explique-t-il. Les supporters ont vu un beau spectacle, c'est l'essentiel!
Show-business-man
"Spectacle." Le président du Losc Lille Métropole, en poste depuis 2002, n'a que ce mot à la bouche. La saison dernière, son équipe, emmenée par les éclairs du prodige belge Eden Hazard, a régalé les amateurs de beau jeu et survolé le football français, s'adjugeant le titre en Ligue 1 et la Coupe de France. Le résultat de dix ans de travail, pendant lesquels Michel Seydoux a monté son entreprise de spectacle. "On n'attire pas les mouches avec du vinaigre", se plaît à répéter celui qui se retrouve en pleine lumière après être resté longtemps discret. "Le week-end, vous pouvez aller au foot, mais vous pouvez aussi aller au cinéma ou au bord de la mer avec vos copains, confie-t-il la veille du match, dans son bureau parisien, installé dans le triangle d'or de la capitale. Il faut donc quelque chose de beau, d'attractif pour faire la différence."
De là découle toute sa politique au Losc. D'abord, un management stable, qui seul permet de bâtir un projet sportif de qualité: sous sa présidence, n'ont exercé que trois entraîneurs. Ensuite, la priorité donnée à la formation: le club a investi plus de 20 millions d'euros dans un domaine sportif d'excellence, à Luchin, dans la banlieue de Lille. Enfin, la construction d'un stade de 50.000 places, qui doit remplacer en juillet 2012 l'enceinte actuelle, trop petite par rapport aux ambitions du club. "Un grand chanteur ne passe jamais dans un petit cabaret", sourit celui qui croit que le business du sport passe nécessairement par des infrastructures de qualité. Le nouveau stade accueillera également des concerts et de grands événements - "Pourquoi pas le pape?" s'est-il un jour enflammé.
Plus qu'une obsession, le spectacle est le premier métier de ce descendant de la famille Schlumberger, qui se définit souvent comme un "saltimbanque". Agé de 64 ans, le cadet de Jérôme et Nicolas Seydoux, respectivement patrons de Pathé et Gaumont, a été le premier de la fratrie à se lancer dans le cinéma, en fondant, dès 1970, sa société de production, Camera One. "J'avais une passion pour les sports mécaniques, se souvient le président du Losc, qui possède un permis pour presque tout ce qui a un moteur. Pour me payer les rallyes automobiles, les voitures et les pneus, il fallait que je gagne des sous." Et comme le jeune homme de 23 ans a déjà la passion des voyages, il décide de faire des documentaires à l'autre bout du monde. "Tourner à Paris, ce n'est pas mon truc. Je préfère les endroits inaccessibles." Le voilà parti au Bénin, qui s'appelle encore Dahomey, pour produire un long-métrage sur le vaudou. Le succès est au rendez-vous.
Michel Seydoux entame sa première vie, au cours de laquelle il financera notamment les films d'Alain Resnais. Quarante ans plus tard, les étagères de son bureau arborent plusieurs césars et un Lion d'or. "Il manque l'oscar de Soleil trompeur, grince le propriétaire des Ursulines, historique cinéma d'art et d'essai parisien. Nikita Mikhalkov [réalisateur du film. NDLR] l'a embarqué." Dans son panthéon personnel, hormis le Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau, figurent surtout des oeuvres exigeantes et à petit budget. Des "films pour amateurs de films", comme dit son ami Alain Cavalier, le seul réalisateur qu'il produit encore aujourd'hui.
Esthète
Cette carrière dans le septième art -où il a laissé des plumes- lui a forgé une réputation d'esthète à la limite du dandy. "J'apprécie les choses faites de façon artistique", reconnaît ce très bon photographe, qui adore partir en Afrique australe pour shooter des lions et des éléphants. "J'ai été élevé par des femmes qui m'ont marqué, ma grand-mère et ma mère. Elles m'emmenaient voir des expositions, des restaurations de maisons, des vieux clochers..."
Elles lui ont aussi inculqué les valeurs si protestantes qu'il cultive avec tous ceux qu'il rencontre: discrétion, humilité, politesse. "Au début, j'étais un peu méfiant, puis très vite j'ai été rassuré, confie Gervais Martel, président du populaire Racing Club de Lens, le concurrent du Losc dans le Nord. Il ne se prend pas la tête et il est très accessible." Son entraîneur à Lille, Rudi Garcia, loue de son côté "l'éducation" d'un homme de "très grande valeur". Dans cette dynastie, on est riche de naissance, mais on ne l'étale pas. "Michel Seydoux vit dans un autre univers, pourtant, il ne le fait pas sentir, relève son prédécesseur à la présidence du Losc, Luc Dayan. Il a la pudeur de la vieille France aristocratique." Dans ce monde où la recherche des opportunités et des bonnes affaires est un art de vivre, devenir rentier est impensable. "L'argent est une chance et aussi un outil, l'héritage est un devoir", affirme le descendant de Guizot, dont le célèbre "Enrichissez-vous" lui "convient très bien".
Préférence radicale-socialiste
Politiquement, Michel Seydoux dit naviguer, "comme la majorité des Français", du centre gauche au centre droit, cite volontiers Gaston Defferre, Michel Rocard et Pierre Mendès France. "Mon modèle, c'est le radical-socialisme d'après-guerre." Au printemps, avant l'affaire du Sofitel, il s'était prononcé, aux Grandes Gueules de RMC, pour Dominique Strauss-Kahn. Quant à Martine Aubry, qu'il côtoie depuis dix ans à Lille, malgré des relations tumultueuses au début, il "l'adore", mais refuse de dire s'il aurait pu voter pour elle en 2012. "Nos relations sont sportives, pas du tout politiques", précise celui qui a coupé le cordon qui liait le Losc à la mairie socialiste.
Ses parents lui ont également donné le goût de l'entreprise. Dans la propriété familiale, les enfants cultivaient chacun leur lopin de terre. A eux d'être compétitifs sur les prix s'ils voulaient vendre leur production à la grand-mère... "La particularité du protestantisme, c'est qu'on ne croit pas aux miracles", remarque Michel Seydoux, "ni vraiment croyant ni vraiment pratiquant". "C'est vraiment un homme d'entreprise, avec une vision, assure Jean-Pierre Denis, président du Crédit mutuel Arkea et membre de la commission des finances à la Ligue de football professionnel, où ils siègent tous les deux. Il est capable de penser au-delà de l'intérêt de son club et se pose toujours la question "Comment peut-on valoriser le produit, comment le rendre plus alléchant?" "
Pourquoi avoir jeté son dévolu sur le ballon rond, qu'il connaissait très peu avant l'aventure lilloise? Parce que "sur une heure et demie, il va vous suffire de quelques minutes, qui vous impriment la mémoire d'autant plus fort que c'est en direct et en mouvement". La recherche du beau, toujours. "Il fait partie de ces hommes qui, au début des années 2000, ont cru au potentiel économique du sport professionnel", ajoute Luc Dayan.
Michel Seydoux ne s'est jamais passionné pour les grandes aventures industrielles de ses aïeux Marcel et Conrad Schlumberger. "Je n'aurais pas été capable de me lancer dans un projet industriel qui prend du temps. Je suis plutôt dans les cycles courts. Ce que j'aime dans le cinéma, c'est l'art de l'éphémère. Faire un film, ça prend neuf mois."
Réputation de dilettantisme
Il a tenté des aventures capitalistiques, dans le transport aérien, avec Air Littoral, et dans l'audiovisuel avec La Cinq et Pathé Sport. Il n'est jamais resté très longtemps à la tête de ces sociétés, préférant vendre au bout de quelques années pour assurer une plus-value. Le contraire de son frère Jérôme, vrai capitaine d'industrie, dont le caractère nettement plus austère tranche avec le sien. Michel l'esthète serait-il jouisseur, voire dilettante? "Ce n'est pas un gros travailleur", tacle un ancien cadre du Losc, qui pointe sa propension à déléguer.
Le chef Pierre Gagnaire, avec qui il a monté un restaurant de fruits de mer dans les beaux quartiers de Paris, rectifie: "Il a l'apparence de la désinvolture, mais il est très sérieux, très vigilant." Ce père de quatre enfants a fait le choix d'habiter à Paris pour rester près de sa famille. A Lille, il s'est entouré de deux directeurs généraux adjoints pour assurer les tâches courantes, et garde toutefois un oeil sur le budget du club, en lien avec le directeur financier.
Car le projet de monter un grand club de football dans "la deuxième zone d'achalandise de France" a coûté cher, à lui et à sa famille: plus de 10 millions d'euros d'investissement. Si les résultats sportifs au bout de dix ans lui donnent raison, les finances le font se départir de son aisance naturelle. "On vit au-dessus de nos moyens, mais je le sais depuis deux ans, reconnaît, d'une voix presque inquiète, le président du Losc. Il faut une belle équipe pour remplir le grand stade. Et les bons joueurs, ça coûte de l'argent." De 2004 à 2010, la masse salariale du club a plus que quadruplé, passant de 11 à 48 millions d'euros. Dans le même temps, les recettes n'ont progressé que de 20 à 55 millions.
Pour ses détracteurs, les dépenses inconsidérées de Michel Seydoux montrent qu'il n'a pas su résister à l'ivresse de la gloire médiatique. Longtemps jugé comme le bon élève du football français en matière financière, le Losc a rompu avec la stratégie de formation qui l'a conduit aux sommets. En témoigne son recrutement estival, avec notamment Benoît Pedretti, Marko Basa et Ireneusz Jelen - des joueurs expérimentés et bien payés sur lesquels les plus-values sont difficiles. "C'est un pari très risqué, avoue-t-il. Les revenus du grand stade, ça mettra du temps à se faire..."
Heureusement, il a la fibre du commerce. "C'est un président qui vend très bien ses joueurs", rassure Rudi Garcia. Surtout quand l'acheteur est l'Olympique Lyonnais, dont le deuxième actionnaire est... Jérôme Seydoux. En dix ans, les transferts vers Lyon ont rapporté plus de 60 millions d'euros au Losc, à des prix souvent au-dessus du marché. Ces bons coups ont permis d'éponger les déficits. Et pour Michel, de prendre sa revanche contre son aîné? "J'ai envie de battre mon frère", déclarait en 2006 au JDD celui qui, dans le monde des affaires, a toujours été le "petit frère de".
Retour à l'audiovisuel ?
Le grand stade dont il rêve depuis dix ans, le patron du Losc l'attend impatiemment. Et pas seulement pour équilibrer les budgets. "J'ai envie d'en profiter un peu, sourit-il. Après, je passerai la main." Quand? il ne le sait pas. Mais il pense déjà à sa prochaine vie. "Ce qui m'a manqué pendant toutes ces années, ce sont les voyages", dit-il. De nouveaux films en perspective? Le patron de Camera One semble avoir tourné la page du cinéma, mais regarde attentivement la révolution audiovisuelle qui s'annonce, avec l'arrivée des Google, Apple et Netfix sur la télévision connectée. "J'ai entendu dire que l'image était l'or noir du XXIe siècle", glisse l'homme de médias qu'il a toujours été. Au XIXe siècle, c'est dans l'industrie pétrolière que ses ancêtres ont bâti leur fortune.
Jérôme Lefilliâtre
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MessagePosté le: Ven 11 Nov - 07:35:28 (2011)    Sujet du message: Publicité

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