Vive le Losc   Index du Forum

Portail - Seydoux Magazine - Interviews - Facebook - Le tchat - Rechercher - Membres - Profil - Se connecter pour vérifier ses messages privés - Connexion - S’enregistrer

Topik du dopage qui n'existe pas.
Aller à la page: 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Vive le Losc Index du Forum -> Grimonprez Jooris -> Losc & Foot
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Kara
Conseiller des Dogues

Hors ligne

Inscrit le: 11 Déc 2010
Messages: 29 017
Localisation: Tombouctou
Masculin
Point(s): 75

MessagePosté le: Jeu 27 Sep - 10:45:11 (2012)    Sujet du message: Topik du dopage qui n'existe pas. Répondre en citant

Dernier shoot pour l'enfer

La fiction ou l'enquête? Entretien avec Ludo Sterman, ancien journaliste de L’Équipe et auteur du polar Dernier shoot pour l'enfer, qui fouille la face sombre du football et s'attaque au mythe France 98.



Nous n'avions pas trouvé le temps d'évoquer le roman de Ludo Sterman, paru cette année, qui imagine une enquête sur la mort d'un champion du monde 1998 conduisant à la révélation d'un dopage collectif au sein de l'équipe de France... Heureusement, Acrimed – l'indispensable observatoire des médias – nous fait le plaisir de partager cet entretien avec l'auteur. Le texte original est ici.



* * *

Vous avez publié votre roman Dernier Shoot pour l’Enfer, sous pseudo, était-ce une volonté, voire une nécessité, pour vous journaliste sportif en activité, d’avancer masqué pour publier un ouvrage mettant en cause à la fois le sport et les médias qui le traitent?

La question s’est posée mais je dois être honnête, j’ai choisi un pseudo pour faire une distinction symbolique (y compris pour moi) entre mon activité de journaliste de sport et celle, nouvelle, de romancier. Pas pour me cacher. D’ailleurs, Fayard, mon éditeur, et certains médias ont publié ma photo. J’assume entièrement le contenu de ce livre et toutes ses insinuations.


Pourquoi, dans ce cas, avoir choisi la forme de la fiction et pas celle de l’enquête journalistique ?

L’enquête, sur ces sujets en particulier, n’est pas simple. Il faut amasser des preuves matérielles infaillibles pour étayer les accusations et se prémunir en cas de procès, recueillir des témoignages, percer l’omerta, prendre le risque de déranger avec ce que cela comporte comme menaces. Les situations que rencontre mon personnage, des confrères les ont quasiment toutes vécues. Le tout peut prendre des années, il faut des moyens considérables. Je n’étais pas armé. À tout point de vue. Et même si je l’avais été, j’avais avant tout, et depuis longtemps, l’envie de m’essayer au roman noir. Une conjonction de facteurs m’y a poussé, quand je me suis lancé en 2008: l’envie insistante d’écrire, le temps pour le faire, le besoin d’évoquer les travers du milieu dans lequel j’évoluais professionnellement.

« Le dopage, fléau d’envergure dans de nombreux autres sports, n’existe pas dans le football…
N’est-ce pas merveilleux? »

Le polar ou le roman noir sont presque toujours basés sur une certaine lecture de la société et traquent les zones d’ombre par l’entremise des enquêteurs qu’ils mettent en scène. Ma connaissance des nombreuses facettes du sport spectacle, celle des médias (sportifs) et la certitude que ces médias parlaient trop peu de certains travers, du moins s’attardaient rarement sur des problématiques forcément moins "sexy", constituaient pour moi le terreau idéal. La fiction me donnait entière liberté pour utiliser tout ce qui existe sur le sujet (d’où l’avertissement en début de livre [2] et les nombreux faits cités dans l’ouvrage), pour réécrire l’histoire telle que je la pressentais et y insérer tous les aspects souhaités.


Votre livre est un polar bâti autour d’une enquête sur le dopage dans le football. Pourquoi les journalistes enquêtent-ils si peu sur une pratique dont tout le monde s’accorde pour dire qu’elle est très répandue?

Les médias dominants, les institutions qui gèrent ce sport s’accordent pour dire que le dopage est répandu dans le monde du football? Hors micro peut-être, mais autrement vous n’en entendez jamais parler. Jamais. Le dopage, fléau d’envergure dans de nombreux autres sports, n’existe pas dans le football… N’est-ce pas merveilleux? Il faudrait donc que les journalistes, appelés à couvrir cette discipline tout au long de l’année, nagent à contre-courant pour tenter de prouver le contraire. C’est se tirer une balle dans le pied. Au niveau individuel, c’est un mauvais plan de carrière. Pour un titre, une radio ou une chaine de télévision, c’est un mauvais calcul économique. Et quand bien même certains journalistes, la plupart du temps indépendants et rarement publiés dans les médias spécialisés ou les cases dévolues au sport, décideraient de se lancer dans cette entreprise périlleuse – heureusement, il y en a ; peu, c’est vrai –, ils se heurteraient à ce que je disais précédemment sur les moyens requis, les difficultés rencontrées et les risques encourus pour mener à bien une telle enquête… Quel média impliqué dans le sport aurait intérêt à consacrer tant de moyens et prendre autant le risque de se couper de ce qui le fait vivre?


Autrement dit, l’obstacle principal, c’est la "complicité mercantile" des médias dont vous parlez dans le livre, parmi les dérives du sport business que vous décrivez. Dans quelle mesure, selon vous, les journalistes sportifs eux-mêmes sont-ils des complices de ces dérives? Complices involontaires ou acteurs consentants, d’ailleurs?

Traiter en profondeur certaines problématiques – le dopage, les flux financiers, les mœurs –, c’est remettre en question le sport spectacle qu’on promeut à longueur de temps. Or les médias sportifs sont liés au monde sportif. C’est certainement vrai dans d’autres domaines, la politique notamment où l’on retrouve la même connivence entre le microcosme des journalistes spécialisés et les hommes politiques. Mais dans le sport, en arrière-plan, vous retrouvez les intérêts économiques. Le Tour de France, les Coupes d’Europe de football, par exemple, ont été créés à l’initiative des journaux sportifs pour assurer leurs ventes sur des périodes habituellement creuses.

« Taper dans un mur à vouloir démontrer que,
derrière la façade brillante, l’envers du décor
recèle aussi sa part d’ombre. »

Le foot est un produit d’appel pour les chaines de télé à péage. Les grandes compétitions sportives engendrent des audiences élevées et les recettes publicitaires qui vont avec, ou si les recettes de pub ne suivent pas comme ce fut le cas cet été pour France Télévision lors des Jeux Olympiques, c’est de toute façon un gain en termes d’image. Ce contexte crée un climat peu propice à l’investigation qui dérange. Au niveau individuel, il faut interroger les motivations de chacun. Mais on peut vite comprendre qu’il est plus intéressant – pour sa carrière, pour le journal ou la chaine, voire pour son ego – de pouvoir obtenir une interview avec une grande star parce qu’on est dans ses petits papiers plutôt que de taper dans un mur à vouloir démontrer que, derrière la façade brillante, l’envers du décor recèle aussi sa part d’ombre.


Le principal acteur de votre roman est journaliste au journal Le Sport. Vous décrivez des scènes imaginaires de la vie de ce journal et vous tracez les portraits imaginaires de personnages qui le sont aussi. Mais quoi qu’on en dise, toute ressemblance n’est pas purement fortuite, puisque votre roman est nourri de votre expérience de journaliste à L’Équipe. Que peut nous dire de ce journal, non le romancier, mais l’ancien journaliste?

Je précise que j’ai choisi un journal de presse écrite puisque, comme vous le dites, je me suis inspiré de ma propre expérience et je préférais vraiment parler de ce que je connaissais, pour la description de la vie de la rédaction notamment. J’ai également choisi un journal ressemblant à L’Équipe pour interroger sa situation de monopole, qui mérite d’être questionnée. Mais le journal Le Sport, dans mon livre, cristallise les comportements des médias sportifs en général et notamment ceux des médias audiovisuels bien plus complices à mon sens, aujourd’hui, que la presse papier. Le journal L’Équipe appartient au groupe Amaury, par ailleurs propriétaire du Tour de France, d’un certain nombre d’autres courses cyclistes et du rallye Dakar. On peut déjà y voir une forme de conflit d’intérêts. Outre le fait que ce quotidien vit une crise majeure depuis dix ans avec l’explosion d’Internet et des chaînes de sport et donc de la diffusion tous azimuts des images sportives qui entraîne une vraie remise en question de son positionnement (que dire quand tout a déjà été vu et revu?), il symbolise la schizophrénie du journalisme sportif, pris entre ses intérêts économiques et ses ambitions journalistiques. D’ailleurs, les dix meilleures ventes de L’Équipe correspondent toutes à des hauts faits d’armes footballistiques qui alimentent la légende sportive : neuf d’entre elles concernent l’équipe de France de football.

« L’Équipe traite tous les sujets mais donne une priorité écrasante au grand barnum de l’actualité, le flux. »

Ce journal aurait la force de frappe nécessaire pour dénoncer massivement les dérives du sport business et, qui sait, pousser même à de vrais changements. Sa situation de monopole assez exceptionnelle (en Italie, en Espagne, les quotidiens sportifs sont plusieurs, au Royaume-Uni, tous les grands quotidiens consacrent de nombreuses pages au sport) pourrait lui conférer ce pouvoir, mais la direction du journal, depuis toujours je crois, a préféré l’utiliser comme l’occasion d’asseoir un rôle de promoteur du sport, en lien fort avec le monde sportif (cf. La Face cachée de L’Équipe, de David Garcia). L’Équipe TV a ainsi été choisie pour occuper le canal TNT dévolu au sport, à partir de décembre prochain, grâce notamment au soutien du Comité national olympique et sportif français. Autre exemple: au lendemain du fameux coup de boule de Zinédine Zidane, en 2006, qui, au-delà du commentaire primaire "Ça l’a rendu plus humain" entendu dans toutes les bouches, appelait de légitimes interrogations. L’édito de L’Équipe, justement, posa ces questions. Quitte à froisser la star planétaire. Et le surlendemain? Virage à 180 degrés. Dans l’édito du mardi, le directeur de la rédaction s’excusait! Zidane était l’emblème de plusieurs annonceurs de poids, le téléphone du directeur de la rédac avait dû beaucoup sonner après la parution du premier édito.

L’Équipe traite tous les sujets mais donne une priorité écrasante au grand barnum de l’actualité, le flux. C’est un peu comme en télévision avec les émissions dites de flux, le show, le direct, en opposition aux programmes de stock, les documentaires. Et sur le front du dopage, dans une rédaction de près de trois cents journalistes, un seul est spécialisé sur l’un des fléaux majeurs du sport spectacle! Cela révèle un certain choix de ligne éditoriale. Pourtant, L’Équipe est l’un des médias sportifs en France qui traite le plus le dopage, loin devant les télévisions. C’est un journal reconnu mondialement, par la profession, pour les moyens qu’il consacre au reportage de terrain. Après, qu’attendent exactement les lecteurs...?


Justement. Au cours d’un dialogue houleux entre le directeur de la rédaction du Sport et votre journaliste, vous employez la figure du coiffeur de Mazamet, qui symbolise le lecteur de base à L’Équipe. Le directeur du Sport semble bien connaître ses attentes…

Il affirme que le sport n’est pas un secteur de la société comme les autres. Pour lui, il reste un divertissement que le lecteur souhaite voir couvrir comme tel. Il a forcément raison pour une partie de son lectorat. Quelle part représente-elle? La majorité? Les médias existent avant tout en tant qu’entreprises soucieuses de leurs bénéfices. Adoptent-ils les comportements que je décris avec la certitude que leur production éditoriale est celle qui générera le plus d’audience, donc le plus de revenus? Avec la certitude, par conséquent, que le public se désintéresse de ces problématiques qui éloignent le sport de sa vocation première, le divertissement? Ou le font-ils, de manière plus sournoise et intéressée, pour façonner le goût du public et créer à la longue un environnement propice à leur business et à celui du milieu qu’ils couvrent? Je crains malheureusement qu’à force, on déshabitue totalement le public de l’utilisation de son sens critique. Alors si ce roman, que j’ai écrit avant tout pour tenter d’en faire un bon polar et qui dénonce ce qui est fait du sport mais pas le sport en lui-même, que j’aime et pratique intensément depuis toujours, peut (r)éveiller ce sens critique chez certains lecteurs, j’en serais ravi.


Propos recueillis par Henri Maler.


Dernière édition par Kara le Lun 4 Fév - 12:46:44 (2013); édité 2 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Jeu 27 Sep - 10:45:11 (2012)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Kara
Conseiller des Dogues

Hors ligne

Inscrit le: 11 Déc 2010
Messages: 29 017
Localisation: Tombouctou
Masculin
Point(s): 75

MessagePosté le: Jeu 27 Sep - 10:45:37 (2012)    Sujet du message: Topik du dopage qui n'existe pas. Répondre en citant

Ca me dirait bien de lire ce bouquin
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Kara
Conseiller des Dogues

Hors ligne

Inscrit le: 11 Déc 2010
Messages: 29 017
Localisation: Tombouctou
Masculin
Point(s): 75

MessagePosté le: Mar 16 Oct - 13:39:35 (2012)    Sujet du message: Topik du dopage qui n'existe pas. Répondre en citant

Joey Barton: «Le dopage dans le football ? Il y en a, il suffit de regarder»


Pour le milieu de terrain de l'OM, les footballeurs se dopent aussi...

Après avoir défendu Lance Armstrong malgré les révélations accablantes de l’USADA (agence américaine antidopage), Joey Barton évoque ce mardi le dopage dans le sport, et plus particulièrement dans le football. D’un simple «Il y en a, il suffit de regarder », l’Anglais ouvre la brèche sur son site internet, en ciblant le championnat italien. «Après tout, c’est en Italie aussi qu’il y a eu, outre (les contrôles positifs de Jaap) Stam et (Edgar) Davids, les actes présumés de Fernando Couto, Frank de Boer et Pep Guardiola, bien que ce dernier ait été innocenté: tous ont été contrôlés positifs à la nandrolone, un stéroïde.»

Des méthodes obsolètes
Puis, le joueur de l’OM compare les méthodes entre le football et le cyclisme. Bien renseigné depuis le dossier monté contre Armstrong, il estime que les contrôles sont bien plus durs dans le vélo que dans son sport. « Dans mon expérience personnelle des contrôles antidopage, en tant que sportif professionnel, on ne m’a jamais pris que des échantillons d’urine. Que de l’urine, dans les multiples tests subis durant mes plus de dix ans de carrière à haut niveau. Ca me semble bizarre après avoir lu les procédures en cours dans le cyclisme. Où ils prennent fréquemment le sang des athlètes.» La FIFA aura peut-être lu les recommandations de Joey Barton, qui sait.

20 minutes
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Kara
Conseiller des Dogues

Hors ligne

Inscrit le: 11 Déc 2010
Messages: 29 017
Localisation: Tombouctou
Masculin
Point(s): 75

MessagePosté le: Dim 4 Nov - 22:35:11 (2012)    Sujet du message: Topik du dopage qui n'existe pas. Répondre en citant

J'ai fini de lire le bouquin, vraiment très intéressant

Bon si vous êtes persuader que la France à remporter 98 en étant clean ou que y a pas de dopage au LOSC, vous pouvez passer votre chemin.

Déjà la fiction est plutôt bien montée et ça se lit facilement (pour quelqu'un qui s'y connait un minimum en foot) même si le côté je mélange un peu tout sur la vie des footballeur histoire qu'on sache pas exactement de qui il parle est un peu rageant.

J'ai appris pas mal de chose sur les techniques de dopage, les effets secondaires des produits (oui aujourd'hui je peux dire que la mort de Marc Vivien n'est plus un mystère pour moi ) etc... Même si ça je pense que ceux qui ont lu les bouquins sur le dopage dans le cyclisme et autres doivent déjà le savoir.
Pour ce qui est de France 98..... en gros Amstrong c'est un amateur à coté de Zidane.
Dommage que l'interview aille pas un peu plus loin j'aurais aimé savoir quelle est le degrés de vérité sur certaines choses notamment les menaces sur les journalistes, ou a quelle point la fédé et les officiels ferment les yeux sur ça.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Kara
Conseiller des Dogues

Hors ligne

Inscrit le: 11 Déc 2010
Messages: 29 017
Localisation: Tombouctou
Masculin
Point(s): 75

MessagePosté le: Dim 11 Nov - 11:10:18 (2012)    Sujet du message: Topik du dopage qui n'existe pas. Répondre en citant

Tim a écrit:
Bon si vous êtes persuader que la France à remporter 98 en étant clean ou que y a pas de dopage au LOSC, vous pouvez passer votre chemin.

Merde, j'ai l'impression que tout le monde a passé son chemin
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
El_boli
Joueur Ligue 2
Joueur Ligue 2

Hors ligne

Inscrit le: 12 Déc 2010
Messages: 758
Localisation: Dans la cabane au fond du jardin
Masculin Gémeaux (21mai-20juin)
Point(s): 0

MessagePosté le: Dim 11 Nov - 11:52:17 (2012)    Sujet du message: Topik du dopage qui n'existe pas. Répondre en citant

Ca a en effet l'air intéressant ! Tu peux nous le scanner ? 
Revenir en haut
Kara
Conseiller des Dogues

Hors ligne

Inscrit le: 11 Déc 2010
Messages: 29 017
Localisation: Tombouctou
Masculin
Point(s): 75

MessagePosté le: Dim 11 Nov - 12:19:10 (2012)    Sujet du message: Topik du dopage qui n'existe pas. Répondre en citant

Ba je peux te le prêter si tu veux.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Kara
Conseiller des Dogues

Hors ligne

Inscrit le: 11 Déc 2010
Messages: 29 017
Localisation: Tombouctou
Masculin
Point(s): 75

MessagePosté le: Jeu 15 Nov - 16:50:41 (2012)    Sujet du message: Topik du dopage qui n'existe pas. Répondre en citant

Equipe de France: Didier Deschamps l'Italien

Image
Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, le 13 novembre 2012, à Parme.

FOOTBALL - C'est sans doute grâce à l'Italie qu'il est devenu l'entraîneur d'aujourd'hui...

De notre envoyé spécial à Parme,

Quelque part, quand au soir du 12 juillet 1998 l’équipe de France a soulevé la Coupe du monde, elle le doit un petit peu à l’Italie. C’est là-bas, dans ce championnat si tactique et relevé, que les Thuram, Blanc, Zidane et Deschamps ont acquis la dimension qui leur a permis de mener les Bleus au sacre. Et quand ce dernier revient «au pays», 18 ans après avoir rejoint la Juventus, il est forcément reconnaissant. «Je prends toujours beaucoup de plaisir à revenir ici, sourit-il. Pendant mes cinq ans en tant que joueur (1994-1999) et mon année en tant qu’entraineur (2006-2007), je me suis trouvé à mon aise là-bas, sur les plans professionnel et humain.»

C’est un jeu de séduction. Deschamps le sait, il apprécie autant l’Italie qu’elle l’a en adoration. «L’Italie me connait, la presse italienne aussi. J’ai l’impression d’être toujours sous examen», souffle-t-il. Comme si le vieil instituteur père la rigueur vérifiait d’un œil bienveillant l’évolution d’un de ses gamins. Que le pays du Catennacio se rassure, Deschamps a bien appris sa leçon. «L’arrivée de Didier Deschamps a amené de la solidité à cette équipe, reconnait son homologue italien Cesare Prandelli. Elle avait beaucoup de talent mais du mal à s’exprimer. Elle est devenue plus concrète et pragmatique.»

La culture de la gagne

Et si «DD» se revendique quand même comme un «entraîneur français né français», il a du mal à cacher l’influence que ce pays a eu sur lui. Cette fameuse culture de la gagne. «Dans le foot, il faut être efficace dans les deux zones de vérité et montrer du réalisme. On peut affirmer que l’Italie a toujours eu de la qualité dans ce domaine. Moi j’essaye d’améliorer l’équipe dans ce secteur-là.» Même Patrice Evra, après l’avoir tancé sur le «toujours très bon» niveau de son italien, reconnait les qualités de «gagneur» du Deschamps transalpin.

Finalement, le plus drôle dans tout ça, c’est qu’au moment où Deschamps a pris la tête des Bleus avec sa politique de rigueur, une nouvelle Italie s’affirmait à l’Euro. Beaucoup plus joueuse et enflammée que toutes ses prédécesseurs. «Prandelli a modifié la philosophie de jeu de cette équipe, reconnait le sélectionneur des Bleus. Les équipes italiennes défendaient bien et étaient très réalistes. Là, depuis l’euro, elle va de l’avant et pose des problèmes à l’adversaire.» Ah, l’enthousiasme italien face à la solidité française… Décidément, tout fout le camp.

Bertrand Volpilhac

20 mn



Je vous laisse faire le lien
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Kara
Conseiller des Dogues

Hors ligne

Inscrit le: 11 Déc 2010
Messages: 29 017
Localisation: Tombouctou
Masculin
Point(s): 75

MessagePosté le: Mar 4 Déc - 14:25:24 (2012)    Sujet du message: Topik du dopage qui n'existe pas. Répondre en citant



Blatter et Platini en flagrant déni de dopage

Une Balle dans le pied – "Un ou deux cas", un peu de "schnouf", mais pas de dopage organisé dans le football: nous pouvons dormir tranquilles, l'UEFA et la FIFA n'ont même pas peur.


Le hasard ou le calendrier des relations publiques suisses nous ont valu ces derniers jours une série de déclarations sur l'éventualité du dopage dans le football, très classiques mais dont on peut encore s'étonner. Précédant de quelques jours Joseph Blatter, Michel Platini, spécialiste de cet exercice depuis toujours (lire "Platini, positif à la mauvaise foi"), a ouvert le bal avec une interview pour Ouest France, mercredi dernier, dans laquelle il dit ne pas croire en l'existence d'un dopage organisé dans le football.
 
PLATINI NE VOIT PAS
 
"Il y a peut-être quelques cas isolés. Mais je ne vois plus les clubs de football organiser leur dopage." Le président de l'UEFA sait que son ancien club, la Juventus, a été convaincue de dopage organisé pour ses pratiques des années 1994-1998, ses dirigeants n'échappant en appel à leur condamnation que par un biais juridique (lire "La Vieille dame tapait dans la pharmacie"). Mais il ne nous explique pas ce qui ferait qu'aujourd'hui, les clubs auraient renoncé à cette tentation alors que le rythme des compétitions s'est accru en même temps que l'intensité physique des matches et la pression des enjeux économiques.
 
En réalité, les clubs n'ont jamais eu autant de raisons d'organiser le dopage de leurs effectifs, et l'une des meilleures d'entre elles est que la lutte antidopage n'est pas de la plus grande virulence dans ce sport. Probablement parce que tout le monde s'applique à "ne pas y croire", et ne craint pas, comme Platini pour expliquer des "différences de rythme flagrantes entre certaines équipes ou certains championnats" (c'est la question du journaliste), de recourir à des fables: "Ce sont les angles des caméras de télévision, les façons de filmer qui ne sont pas les mêmes partout, qui donnent cette impression", nous dit Platini, qui n'a pas tout à fait tort de préciser: "Je dis cela de façon tout à fait sérieuse".
(...)

Les cahiers du foot

Lire la suite de l'article :

http://latta.blog.lemonde.fr/2012/12/04/blatter-et-platini-en-flagrant-deni…
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Kara
Conseiller des Dogues

Hors ligne

Inscrit le: 11 Déc 2010
Messages: 29 017
Localisation: Tombouctou
Masculin
Point(s): 75

MessagePosté le: Mar 4 Déc - 16:13:05 (2012)    Sujet du message: Topik du dopage qui n'existe pas. Répondre en citant

 
Citation:

 Christophe Dugarry, qui a été concerné par la question mais ne le rappelle pas [3], a réagi en plateau à l'interview de Sepp Blatter: "Dans le football, on ne parle pas de dopage, on parle de joueurs positifs, parce qu'il y a des produits interdits mais qui ne sont pas une volonté de se doper, je pense à des gouttes pour le nez, à des médicaments pour le rhume. On a plus souvent affaire à des joueurs pas très sérieux, pas très appliqués sur les médicaments qu'il faut prendre ou ne pas prendre, plutôt qu'une vraie volonté de se doper pour améliorer ses performances comme il y a dans d'autres sports." Pour le consultant de Canal+, même les contrôles positifs ne constituent pas des cas de dopage: il n'y a là que des erreurs individuelles, pas même intentionnelles.

C'est clair que la réaction de Dugarry était assez poilante surtout pour un mec prit la main dans le sac en 99

Quand au LOSC, je pense que depuis cet été avec l'arrivée du doc dans le staff de Deschamps on peut difficilement nier qu'on a aussi chez nous un dopage organisé.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Ignacio
Paic d'or
Paic d'or

Hors ligne

Inscrit le: 16 Fév 2012
Messages: 13 772
Localisation: région Armentières
Masculin Scorpion (23oct-21nov)
Point(s): 3

MessagePosté le: Mar 4 Déc - 22:40:58 (2012)    Sujet du message: Topik du dopage qui n'existe pas. Répondre en citant

Tim a écrit:

 
Citation:


 Christophe Dugarry, qui a été concerné par la question mais ne le rappelle pas [3], a réagi en plateau à l'interview de Sepp Blatter: "Dans le football, on ne parle pas de dopage, on parle de joueurs positifs, parce qu'il y a des produits interdits mais qui ne sont pas une volonté de se doper, je pense à des gouttes pour le nez, à des médicaments pour le rhume. On a plus souvent affaire à des joueurs pas très sérieux, pas très appliqués sur les médicaments qu'il faut prendre ou ne pas prendre, plutôt qu'une vraie volonté de se doper pour améliorer ses performances comme il y a dans d'autres sports." Pour le consultant de Canal+, même les contrôles positifs ne constituent pas des cas de dopage: il n'y a là que des erreurs individuelles, pas même intentionnelles.


C'est clair que la réaction de Dugarry était assez poilante surtout pour un mec prit la main dans le sac en 99

Quand au LOSC, je pense que depuis cet été avec l'arrivée du doc dans le staff de Deschamps on peut difficilement nier qu'on a aussi chez nous un dopage organisé.

C'est le dopage à l'envers pour être moins performant alors!
_________________
C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains ont l'air brillants avant d'avoir l'air cons.

À notre époque, sembler con est la meilleure façon de passer inaperçu.
Revenir en haut
Kara
Conseiller des Dogues

Hors ligne

Inscrit le: 11 Déc 2010
Messages: 29 017
Localisation: Tombouctou
Masculin
Point(s): 75

MessagePosté le: Mar 4 Déc - 23:28:30 (2012)    Sujet du message: Topik du dopage qui n'existe pas. Répondre en citant

ba tu rigoles mais oui. Je pense qu'on à changer le traitement par rapport à d'habitude pour le tour préliminaire de LDC.
On doit plus être partit avec un coktail style de ceux qui sont utilisé pendant les compétitions courtes durées genre Coupe du monde et ça explique les tones de blessures articulaires du début de saison les organismes l'ont pas supporter.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Thierry Roland
Pioche eud'brun
Pioche eud'brun

Hors ligne

Inscrit le: 01 Sep 2011
Messages: 15 432
Localisation: Olympe
Masculin
Point(s): -666

MessagePosté le: Mer 5 Déc - 16:44:07 (2012)    Sujet du message: Topik du dopage qui n'existe pas. Répondre en citant

Tim a écrit:

ba tu rigoles mais oui. Je pense qu'on à changer le traitement par rapport à d'habitude pour le tour préliminaire de LDC.
On doit plus être partit avec un coktail style de ceux qui sont utilisé pendant les compétitions courtes durées genre Coupe du monde et ça explique les tones de blessures articulaires du début de saison les organismes l'ont pas supporter.
Fais gaffe à ce que tu dis quand même, t'es admin, et ça pourrait être tenu pour diffamatoire.

Moi je dis ça, je ne dis rien ... Pas ma faute
Revenir en haut
Kara
Conseiller des Dogues

Hors ligne

Inscrit le: 11 Déc 2010
Messages: 29 017
Localisation: Tombouctou
Masculin
Point(s): 75

MessagePosté le: Jeu 6 Déc - 00:09:58 (2012)    Sujet du message: Topik du dopage qui n'existe pas. Répondre en citant

Diffamatoire, ça serait bon un p'tit procès avec pour thème le dopage dans le foot
Mais je m'inquiète pas y aura bien un vice de procédure comme d'hab.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
nicolasmag
Arbitre
Arbitre

Hors ligne

Inscrit le: 11 Déc 2010
Messages: 29 967
Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 猴 Singe
Point(s): 510

MessagePosté le: Jeu 6 Déc - 00:21:38 (2012)    Sujet du message: Topik du dopage qui n'existe pas. Répondre en citant

Pas de procès pour ça, c'est pas bon pour le business donc ça sera plutot une eliminiation des troubles fêtes, dommage je t'aimais bien tim
_________________
1er des Pronos 2010/2011 et 2012/2013 + 2ème en 2011/2012
1er de l'Affluence du Losc 2012/2013 + 2ème en 2011/2012
2ème des Pronos d'avant saison 2013/2014 et 2012/2013
2ème des pronos Coupe du Monde 2014
3ème de Defaitistes/Optimistes 2012/2013
Revenir en haut
MSN
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:11:18 (2017)    Sujet du message: Topik du dopage qui n'existe pas.

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Vive le Losc Index du Forum -> Grimonprez Jooris -> Losc & Foot Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  >
Page 1 sur 9

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation | FAQ | Groupes

Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com