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Le Top 100 des entraîneurs
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chtiga42
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MessagePosté le: Jeu 16 Mai - 21:39:17 (2013)    Sujet du message: Le Top 100 des entraîneurs Répondre en citant

54. Robert Herbin 



N’en déplaise à Guy, Robert Herbin, dit "le sphinx" fut le premier à prouver que les Roux pouvaient être de grands entraîneurs.
Sous l’incroyable épaisseur de cheveux couleur feu se cachait en effet un génie.
Car un mec qui, après avoir entraîné avec succès Saint-Étienne pendant onze ans, après avoir comploté pour faire virer le président Roger Rocher suite à l'affaire de la "caisse noire", après s'être fait viré aussi 6 mois plus-tard, après s'être fait recruter par l'ennemi lyonnais en 1985, après être finalement revenu sur le banc de Geoffroy Guichard en 1987, chez des Verts qui l'accueillent à bras ouverts et après s'être payé le luxe d'entrer contre Troyes en fin de saison 74-75 au poste d'arrière central à 36 ans et de marquer un but, ne peut être qu'un génie.
Arrivé chez les verts en 1957, Herbin fut l’un des piliers de la première version dorée de l’ASSE, avec six titres de champion et trois Coupes de France.
Natif de la banlieue niçoise, il est inexplicablement passé au travers des mailles des recruteurs de l'OGCN, qui était pourtant un club phare à l'époque de l'adolescence du célèbre rouquin.
A cette éqpoque, l'offensif 4-2-4 était en vogue. Pourtant Robert réussi à s'épanouir au poste de milieu défensif puis de défenseur central, un peu grâce à son gabarit athlétique et a une frappe d'exeption.
Il a évidement connu l'Equipe de France.
Entraîneur dès l’âge de 33 ans, il a la lourde tâche de succéder à Albert Batteux qui démissionne en 1972. 
Mission réussie : il glane quatre titre nationaux et trois nouvelles Coupes de France. Sans oublier une finale européenne face au Bayern.
Depuis, Robert a un peu moins de cheveux, et refuse les coupes au carré pour mettre en valeur sa toison rousse. 
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MessagePosté le: Jeu 16 Mai - 21:39:17 (2013)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 16 Mai - 21:52:40 (2013)    Sujet du message: Le Top 100 des entraîneurs Répondre en citant

53. Rado Antic
 

1996. Le meilleur millésime de Radomir Antic.
Avec une escouade qui pue le talent (Caminero, Pantic, Simeone, Santi, Molina, Penev), Rado braque une Liga et une Coupe du Roi. On appelle ça un doublé.
Et comme le Serbe ne fait rien à moitié, il s'adjuge également le prix du meilleur entraîneur de l'année. Une folie.
Cette année-là, les Matelassiers (Atlético Madrid) s'amusent et envoient du jeu à travers toute la péninsule ibérique. C'est rapide, fluide, efficace et terriblement solide derrière puisque Molina est élu meilleur gardien du championnat.
Pendant un an, le club marche sur l'eau. C'est le plus beau coup de l'entraîneur.
Sur son CV, c'est la seule ligne qui mérite d'ailleurs le respect.
Au-delà de ce formidable coup de génie, Antic a plutôt passé son temps à essuyer les plâtres. Il est le seul mec au monde à avoir posé son fessier sur les bancs du Real, du Barça et de l'Atlético Madrid. Sans jamais être vraiment le premier choix.
Dans ce jeu de chaises musicales, on aperçoit l'une des facettes du mec : il ne renonce jamais. Ainsi, il fera deux autres passages à l'Atlético (1999 et 2000), un intérim ridicule au Barça (2003) et deux détours à Oviedo (1992 et 2000).
Pour autant, il ne gagne rien. Rien de rien à l'exception du doublé de 1996.
Mais un mec façonné par l'école du Partizan (joueur puis entraîneur) ne pouvait pas passer à côté de la sélection nationale. C'est ainsi qu'en 2008, Rado hérite du contrôle de la Serbie avec le Mondial allemand en ligne de mire. Sans réussite puisqu'il termine bon dernier de son groupe derrière le Ghana, l'Allemagne et l'Australie.
Depuis décembre 2012 et à 68 ans, le papy se la coule douce en Chine où il a pris en main la destinée de Shandong Luneng, l'ancien club de Nicolas Ouédec.
Pas suffisant pour oublier sa meilleure année. Même dix-huit ans plus tard.
Pour en revenir à cette folle année 1995-1996, Antic balance des uppercuts verbaux dans les colonnes d'El Mundo sur Hermann Tertsch, un chroniqueur politique d'El Pais. Dans son envolée lyrique, Antic qualifie Tertsch de « nazi » et l'accuse d'être ouvertement « anti-Serbe ».
Forcément, l'entraîneur prend un procès au cul et une condamnation (12 000 euros).
Décidément, cette année-là, Rado était injouable.  
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MessagePosté le: Jeu 16 Mai - 22:05:27 (2013)    Sujet du message: Le Top 100 des entraîneurs Répondre en citant

52. Ottmar Hitzfeld


Hitzfeld devient entraîneur au début des années 1980 en Suisse. À 34 ans, il prend en charge le néo-promu en Ligue Nationale B (LNB-2e division suisse), le SC Zoug. Il se fixe cinq ans pour réussir dans sa nouvelle profession. « Sans quoi, » dit-il, « je retournerai à mon métier de prof de maths et de gymnastique. »
Heureusement pour la suite, çà a marché. En 1984, Zoug monte en 1ère division suisse.
Après avoir donc obtenu la certitude de continuer dans cette profession d'entraineur de football, il a entrainé Aarau et Grashopper Zurich. En 1991, il arrive à Dormund.
28 mai 1997, finale de la Ligue des Champions entre le Borussia Dortmund et la Juventus Turin.
Kalle Riedle a mis un doublé en cinq minutes en 1ère mi-temps et le BVB mène tranquille. Seulement voilà, peu après l'heure de jeu, Alessandro del Piero réduit la marque à 2-1 d'une talonnade folle.
Ottmar Hitzfeld réfléchit...
Il fait sortir Lars Ricken du banc et le fait entrer à la 70e minute. Quelques secondes plus tard, le jeune joueur de 21 ans marque le but décisif (le but du siècle chez les Schwarzgelben) d'un lob splendide sur son premier ballon.
Le génie du « General », c'est ça : être capable d'avoir une influence sur la rencontre à n'importe quel moment. Pas un hasard si la moisson fut bonne avec le Borussia Dortmund (2 titres de champion, 1 C1, la Coupe Intercontinentale étant gagnée par Nevio Scala).
Forcément, le Bayern viendra le chercher, et Herr Hitzfeld se découvrira un appétit de géant: 5 championnats, 3 Coupes, une C1 de nouveau (et une Coupe Intercontinentale).
A ce jour, Ottmar Hitzfeld est (avec José Mourinho et Ernst Happel) le seul à avoir gagné deux Ligues des Champions avec deux clubs différents.
Aujourd'hui sélectionneur de la Suisse depuis 2008, Ottmar Hitzfeld n'a pas dit son dernier mot. En 2014, il faudra compter avec la Nati.
Si si ... on y croit !!
Globalement, on peut dire qu'il est considéré par les connaisseurs comme l'un des meilleurs entraîneurs de tous les temps.
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MessagePosté le: Jeu 16 Mai - 22:20:04 (2013)    Sujet du message: Le Top 100 des entraîneurs Répondre en citant

51. Luis Aragones
 
 
Surnommé "Zapatones", soit "les grandes bottes", José Luis Aragonés Suárez Martínez à surtout fait sa carrière de joueur à l'Athlético Madrid et a ensuite entrainé de nombreuses équipes espagnoles, dont l'Atlético de Madrid, le FC Barcelone, le FC Séville, le Valence CF, l'Espanyol Barcelone, le Real Betis, le Real Oviedo et le RCD Mallorca.

Il est surtout célèbre pour deux choses.
Son aversion de la couleur jaune, qu’il ne peut pas voir en couleur (il aurait ainsi refusé un bouquet du maire de Dortmund, ville d’accueil de l’Espagne lors de la Coupe du Monde 2006, parce qu’il se composait majoritairement de fleurs jaunes).
Et son prétendu racisme, comme lorsqu’il motiva Reyes en lui parlant de son partenaire en club, Thierry Henry, en lui disant:
« Dis à ce noir de merde que tu es bien meilleur que lui. Ne te retiens pas, dis lui. Dis lui de ma part. Tu dois croire en toi, tu es bien meilleur que ce noir de merde. »
Une réussite, d’autant que la France colle 3-1 à l’Espagne en huitièmes et l’élimine de cette Coupe du Monde.
Sauf qu’Aragones n’est pas homme à se démonter. Toujours en poste lors de l’Euro 2008, il mène ainsi Barcelonais, Madrilènes et compagnie au sacre final aux dépens de l’Allemagne, avec un joueur à la peau noire, Marcos Senna, au milieu de son système en 4-1-4-1. Et une victoire référence (3-0) aux dépens de la Russie, en demi-finale, avec une Roja en maillot jaune.
Que Luis continuera jusqu’à son dernier souffle à qualifier de moutarde.  
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MessagePosté le: Ven 17 Mai - 20:34:58 (2013)    Sujet du message: Le Top 100 des entraîneurs Répondre en citant

50. Otto Rehhagel


« Je suis un cow-boy expérimenté, personne ne pisse dans mon sac. »
S’il est difficile de la lui faire à l’envers, Otto Rehhagel, lui, sait que rien n’est impossible.
Il se fait virer par le Bayern juste avant la finale de la Coupe de l’UEFA 1996 ? Pas grave, il prendra le 1.FC Kaiserslautern, le fera remonter dans l’élite et gagner la Bundesliga l’année suivante.
Tout le monde se fout de sa gueule alors qu’il est en poste en Grèce ? Pas grave, il se fendra la poire en remportant l’Euro 2004.
Partout où il est passé, cet ancien défenseur de métier fera jacter, avant de fermer les bouches. Sur le terrain, ses équipes portent la marque de sa région natale, la Ruhr : c’est moche, c’est sale, mais c’est soudé et ça finit par gagner. Au final, son étagère à trophées compte un Euro, une C2, trois titres de champion, trois Coupes d’Allemagne.
Mais aujourd’hui, le temps de l’homme aux 1037 matchs de Bundesliga (en tant que joueur et entraîneur) semble révolu : il n’a pu éviter la descente du Hertha Berlin suite à la double confrontation face au Fortuna Düsseldorf.
Saloperie de barrages.
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MessagePosté le: Ven 17 Mai - 20:48:23 (2013)    Sujet du message: Le Top 100 des entraîneurs Répondre en citant

49. Óscar Tabárez
C’est l’histoire d’un mec qui s’est trimballé sur une quinzaine de bancs de touche différents depuis qu’il a embrassé le métier. Un mec qui a la bougeotte donc. Instituteur de formation, l’Uruguayen n’est pas connu pour son palmarès.
En tout et pour tout, l’ancien défenseur n’a gagné qu’une Copa América (2011 avec l’Uruguay) et une Copa Libertadores (1987, avec Penarol).
Pis, il s’est raté lors de son passage en Europe, et notamment à l’AC Milan (1996, avec un limogeage suite à l’élimination en C1 contre Rosenborg).
Si on devait pointer le curseur sur l’année où Óscar Tabárez a fait de la tactique sa chose, il faut remonter à 2006, l’année où il reprend en main l’équipe nationale d’Uruguay. Un poste qu’il connaît déjà bien pour l’avoir squatté entre 1988 et 1990.
Tabárez rançonne tout le football national pour en faire une machine. Le Maestro met en place la formation intégrale pour toutes les sélections du pays. Y compris les jeunes. Tout est sous contrôle : éducation, imposition de certaines normes, hygiène, études, image publique. Avec lui, la Celeste se débarrasse de cette image qui colle au cul, à savoir des mecs qui filent des coups.
Aujourd’hui, c’est tactiquement structuré et sa signature est visible : grosse possession de balle, 4-4-2 ou 4-3-3 pour quadriller le terrain, gros travail de sape des milieux de terrain, des buteurs hors normes devant et une grosse charnière défensive.
Oscar mène les siens à une demi-finale de Coupe du monde et une Copa América entre 2010 et 2011 avec un jeu sexy chocolat. Forlán, Cavani, Suárez, Muslera, Lugano, Godín. Ce sont tous des soldats de Tabárez; Le mec qui a su faire d’un pays de 3 millions d’habitants la plus belle nation de football sud-américain du moment. Il est d'ailleurs élu meilleur entraîneur d'Amérique du Sud de l'année 2011.
Alors oui, son palmarès n’est pas conséquent, mais le retour de Tabárez sur le banc a relancé la machine. Et de quelle manière ! Un mec qui arrive à faire de Diego Lugano le vainqueur du prix du fair-play dans une compétition internationale est forcément un génie. Ou un fou. Ou les deux.  


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MessagePosté le: Ven 17 Mai - 21:11:15 (2013)    Sujet du message: Le Top 100 des entraîneurs Répondre en citant

48. Fatih Terim


 

Vous vous souvenez du fameux soit-disant bug de l’an 2000 ?
Et bien il y en a eu un aussi dans le football mondial: à la surprise générale, Galatasaray remporte la Coupe de l’UEFA face à Arsenal. Aux tirs au but. À dix contre onze en prolongation. Il s’agit du premier trophée européen remporté par un club turc.
L’homme à la base de ce succès, c’est Fatih Terim. Cet amateur de grosses montres, impulsif au point de participer à une bagarre générale lors d'un Turquie/Suisse et qui aurait très bien pu jouer dans un film de mafieux, a réussi à faire flipper les Frenchies d’Arsène Wenger avec son subtil mélange de joueurs turcs, roumains (Hagi, Popescu) et brésiliens (Taffarel, Capone).
Surfant sur la voie du succès, Terim se rend en Italie, où il se retrouve sur le banc du Milan AC puis de la Fiorentina. L’expérience s’avère assez décevante. Alors Fatih Terim retourne à l’amour de sa vie, le Cimbom.
Puis il retrouve la sélection turque. Puis à nouveau Galatasaray, depuis 2011.
Un vrai derviche tourneur. Mais surtout, un gros passionné qui donne envie de se battre pour lui.
Fatih Terim, le papa. Le parrain. 
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MessagePosté le: Ven 17 Mai - 21:29:36 (2013)    Sujet du message: Le Top 100 des entraîneurs Répondre en citant

47. Tomislav Ivić


Dans son survêt’ vintage frappé des six lettres HAJDUK comme dans le costume à la teinte automnale de l’homme qui en a vu d’autre, en Croatie, au Portugal ou en Iran, l’image de Tomislav Ivić restera à jamais associée à celle du football.
Au cours d’une vie dédiée au ballon rond de 7 à 77 ans, âge où le cœur de « Tomi » a dit stop, le natif de Split a eu le temps de marquer de son empreinte le football moderne.
Baroudeur devant l’éternel, Ivić, entraîneur ou sélectionneur, a écumé quatorze pays et en a vu des vertes et des pas mûres.
Tomislav Ivić se fait connaître en début de carrière en terminant champion dans chacun des clubs où il passe : Hajduk Split (en 1973-74 et 1974-75), Ajax Amsterdam (en 1976-77), Hajduk Split de nouveau (en 1978-79), RSC Anderlecht (en 1980-81).
On parle quand même d’un homme qui a croisé le fer avec le grand Sacchi en 1994 avant de croiser le crâne de José Anigo sept ans plus tard, au crépuscule de sa carrière, à Marseille.
Au final, Ivić, c’est huit titres et beaucoup de places d’honneur dont l’ultime, ce titre « d’entraîneur le plus performant de l’histoire » remis par la Gazzetta Dello Sport en 2007.
Son exercice le plus réussi en 1987-88, alors qu'il remplace Artur Jorge au FC Porto, champion d'Europe en titre. Il remporte en cours de saison la supercoupe de l'UEFA et la Coupe intercontinentale, face au CA Peñarol.
Connu pour sa franchise, ses jolies tirades et son style de jeu défensif, Tomi le polyglotte restera aussi et surtout comme le pionnier des preneurs de notes sur la touche.
Jamais sans son bloc-note, l’ancien entraîneur de Porto était un maître en ajustements tactiques. Et comme les grands hommes ne sortent pas toujours par la grande porte, pas étonnant que Tomislav ait quitté la scène avec un duo Ibrahima Bakayoko - Cyril Pouget au bout de son 4-4-2.  
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MessagePosté le: Dim 26 Mai - 12:09:27 (2013)    Sujet du message: Le Top 100 des entraîneurs Répondre en citant

46. Clemens Westerhof



Une punchline pour commencer : « C’est pas le sexe qui fatigue les jeunes joueurs. C’est plutôt la drague toutes les nuits pour en avoir. » Bien vu, non ?
Pour l’essentiel, Clemens Westerhof (né en 1940), c’est la zone Afrique de la multinationale du coaching néerlandais.
Pour aller vite, le début du grand Nigeria des années 90, c’est lui. Époque bénie où on laissait le temps aux sélectionneurs des pays africains de bien bosser : arrivé en 1989 à Lagos, Westerhof aura le temps de faire monter en grade une génération de killers appelés Okocha, Oliseh, Kanu, Yekini, Amokachi…
Avec ces noms-là et après cinq années de bon boulot, le Nigeria culminera jusqu’à l’élite en 1994. Élite continentale avec la victoire à la CAN 94 contre la Zambie sur le score de 2-1 (deuxième CAN après celle de 1980), le tout sous les yeux de Pelé.
Et élite mondiale à la Coupe du monde : sorti premier de sa poule en battant la Bulgarie (3-0, inoubliable Yékini remerciant le ciel le visage pris dans les filets sur son premier but) et la Grèce (2-0) et après une courte défaite (1-2) contre l’Argentine de Maradona, le Nigeria se fera sortir de justesse en 8es par Robbie Baggio, auteur d’un doublé miraculeux pour la Squadra (1-2, ap).
C’est sous Westerhof que les Verts du Nigeria se baptisèrent les Super Eagles. Soyons justes : le Nigeria 94 n’était pas une si grande équipe, au vu de l’archi-domination subie face à l’Argentine et l’Italie (réduite à 10 à 1-0 pour les Nigérians). Mais il faut surtout rendre à Westerhof ce qui lui appartient : une équipe disciplinée tactiquement, solide en défense, à l’aise au milieu et foudroyante en contre devant.
Ça n’a pas l’air comme ça, mais c’est énorme : la force des grandes équipes africaines, c’est d’abord le meilleur équilibre tactique possible. Westerhof y est parvenu. La preuve, c’est deux ans plus tard avec un autre collègue de la grande multinationale du coaching néerlandais (Jo Bonfrère) que les Super Egales remporteront la médaille d’or aux JO d’Atlanta 1996 (3-2 contre l’Argentine).
Les héros de 1994 (Okocha, Oliseh, Kanu, Amokachi, Ikpeba) étaient encore à Atlanta pour offrir un premier « titre mondial » senior à l’Afrique. C’est d’ailleurs à cette époque que l’idée d’une possible victoire future d’une nation africaine à la Coupe du monde est née. Le Nigeria était même présenté par certains comme le candidat n°1 à ce titre planétaire...
Au Mondial français de 98, le Nigeria était un des outsiders, une équipe redoutée de tous, avec toujours quelques héros de 1994.
Le match Nigeria-Espagne (3-2) à la Beaujoire est sans aucun doute le deuxième meilleur match de foot de tous les temps.
Merci au pionnier Westerhof pour cela.  
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MessagePosté le: Dim 26 Mai - 12:41:23 (2013)    Sujet du message: Le Top 100 des entraîneurs Répondre en citant

44. Bora Milutinovic


Mexique, Costa Rica, USA, Irak, Nigeria, Chine, Honduras, Jamaïque. La carrière d’entraîneur de Bora l’exploratrice est avant tout une formidable publicité pour les miles d’Air France.
Bora (de son vrai nom Velibor Milutinović) aime l’exotique. C’est un routard.
Déjà, dans sa carrière de joueur, il s'est posé dans 3 clubs serbes, 1 club suisse, 3 clubs français et enfin 1 club mexicain).
C’est simple, Milutinović est le seul entraîneur à avoir qualifié quatre pays différents pour une phase finale de Coupe du monde et à avoir dirigé cinq équipes différentes en Coupe du monde (le Mexique en 1986, le Costa Rica en 1990, les États-Unis en 1994, le Nigeria en 1998 et la Chine en 2002).
Oui, Bora est un faiseur de miracles. Il sait transcender ses troupes et en faire des hommes en mission.
Même le grand Kaiser Franck Beckenbauer, pourtant radin en compliments, avait fait du Serbe l’un des trois meilleurs entraîneurs de tous les temps. Rien que ça.
Pourtant, l’ancien joueur de l’OGC Nice n’est pas un homme qui s’inscrit dans la durée. Ça ne l’intéresse pas. Bora est plutôt du genre pigiste. À l’ancienne. Il prend en main une sélection, façonne un groupe de bonhommes, se qualifie pour une phase finale, fait ce qu’il peut une fois sur place et puis prend congé. Sans regret ni remord.
C’est ainsi qu’il a fait des USA de Lalas, Wynalda et Ramos une machine à emmerder le Brésil un soir de fête nationale en 1994.
Sans parler de son Nigeria qui marche sur l’équipe d’Espagne en 1998 dans les pas d’un grand Sunday Oliseh. Des folies qui ont marqué les esprits.
Même si les lendemains ont toujours été douloureux...
Dans la foulée, l’entraîneur à lunettes retourne toujours chez lui au Mexique, là où il a terminé sa carrière de joueur et rencontré sa femme ; il possède d’ailleurs la double nationalité. Et chez lui, il attend le prochain appel pour lui proposer un boulot sympa.
Certains parleraient de mercenaire, Bora l’explorateur, lui, préfère le terme « entraîneur voyageur ». Son dernier voyage l’avait d’ailleurs emmené en Irak. Depuis, en attendant des offres, il est entraîneur adjoint de la sélection serbe.
Si vous avez une offre à lui proposer: Club solide s’abstenir. Bora aime les challenges.
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MessagePosté le: Dim 26 Mai - 13:10:57 (2013)    Sujet du message: Le Top 100 des entraîneurs Répondre en citant

43. Jupp Heynckes

Joueur du Borussia et international reconnu, Heynckes est en son temps l'un des attaquants allemands les plus prolifiques : il inscrit 220 buts en 385 matchs de Bundesliga, ce qui fait de lui le troisième réalisateur de ce championnat.
Entraineur tout aussi reconnu, il traversa aussi discrètement qu'efficacement le passage vers le nouveau siècle.
« Le licencier fut sûrement la plus grosse erreur de ma carrière », déclarera Uli Hoeness en 2003. Lorsqu’en 1991, le manager le plus influent décide de virer Josef « Jupp » Heynckes, il ne se rend pas tout de suite compte de ce qu’il vient de faire. Surtout que Heynckes vient de lui faire gagner deux titres de champion.
Au vrai, le problème de l’ancien attaquant du Borussia Mönchengladbach, c’est qu’il est super discret. Qu’on se le dise : en tant que joueur puis entraîneur, Jupp Heynckes est la personnalité la plus sous-estimée du football. Il suffit de regarder son palmarès complet : champion du monde, champion d’Europe, une C1, 6 championnats d’Allemagne (bientôt 7), une Coupe d’Allemagne, trois Supercoupes d’Allemagne, une Supercoupe d’Espagne - et deux Coupes Intertoto.
À la fin de la saison, Don Jupp prendra sa retraite. Et s’en ira, discrètement. Sans faire de bruit.
Seuls les vrais se souviendront de lui.
On est aujourd'hui le 26 mai 2013 et, ceux qui parmi vous ont la télévision on pu le voir hier emmener le Bayern au titre suprême, lors d'une des plus belles finales de LDC que l'on ai pu voir depuis longtemps.
Dans son ultime geste de discrétion, je n'ai pas encore trouvé de photos de Jupp soulevant la coupe aux grandes oreilles.


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MessagePosté le: Jeu 6 Juin - 21:46:25 (2013)    Sujet du message: Le Top 100 des entraîneurs Répondre en citant

 42.Francisco Maturana
 
Pacho Maturana n’est pas seulement un mixte parfait entre Jo-Wilfried Tsonga et Nelson Mandela. Ce natif de Quibdó, petite ville du Nord-Ouest colombien, est aussi odontologiste, ancien défenseur central, bref député et entraîneur de 16 équipes, dont 5 sélections.
Joueur correct, sans plus (6 sélections), Maturana a décidé de marquer l’histoire du football colombien depuis le banc de touche.
C’est lui qui, en 1989, offre à l’Atlético Nacional la première Copa Libertadores d’un club colombien, avec un certain René Higuita dans la cabane. C’est aussi lui qui, 28 ans après leur première participation, qualifie Los Cafeteros pour un second Mondial, celui de 1990, avant d’enchaîner sur celui de 1994.
Ah oui,... pour ceux qui ne savent pas, Los Cafeteros est le nom de l'équipe nationale de Colombie.
Le chemin pour les États-Unis met en scène la plus belle sélection jamais vue au pays, avec le toque; style spectaculaire fait de redoublement de passes courtes.  
Avec  Carlos Valderrama à la baguette, il enchaine une série de 27 matchs sans défaite et une historique victoire 5 à 0 à Buenos Aires.
Quelques années plus tard, en 2001, pour son second cycle à la tête de la Colombie, c’est encore lui qui offre au pays la seule Copa América de son histoire, à domicile. Six matchs, six victoires et aucun but encaissé.
La Colombie lui dit merci.
Pour les absolutistes du foot européen, il a très bien tenu son poste d'entraineur au Real Valladolid en 1990 et a même failli aller au Real Madrid la saison suivante, mais il a préféré rester à son poste. Dans le rétroviseur, il aurait mieux fait d'accepter l'offre des Merengues.
Aujourd'hui, après avoir officié à Al-Hilal au Colón de Santa Fe et à l'Gimnasia La Plata, Maturana travaille à Al-Nassr.
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MessagePosté le: Jeu 6 Juin - 21:57:17 (2013)    Sujet du message: Le Top 100 des entraîneurs Répondre en citant

 41. Ernst Happel 



« Un mec légendaire, quoi. Les gens de sa partie l’appellent le Dabe et enlèvent leur chapeau rien qu’en entendant son blaze. Une épée, quoi ! » (Audiard, Le cave se rebiffe)…
Ôtez vos casquettes de rappeurs et lisez ceci : l’Autrichien Ernst Happel était une épée.
L’Ajax Amsterdam aurait dû lui ériger une statue.
En gagnant la Ligue des champions 1970 avec Feyenoord contre le Celtic (2-1, ap), une première pour un club hollandais, Happel a sûrement décuplé la rage de vaincre et de triompher des rivaux ajacides acharnés et jaloux qui, en représailles, gagneront trois C1 d’affilée (1971-72-73) ! Mais il n’y a pas de statue de Happel près de l’ArenA. Pas grave…
À sa mort en 1992 (à 66 ans, cancer pulmonaire, il fumait trop, bien fait pour lui), le coach légendaire a donné son nom au stade de Vienne, le Ernst Happel Stadion (ex-Prater).
Le palmarès de l’épée ? ...
Champion national aux Pays-Bas (Feyenoord, 1968-73), en Belgique (FC Bruges, 1975-78), en RFA (Hambourg, 1981-87) et chez lui en Autriche, non pas avec le Rapid Vienne, club où il a fait l’essentiel de sa carrière en défenseur central (1942-59 et RC Paris en 55-56), mais avec le petit FC Tirol (1987-91).
On passe sur les coupes nationales en pagaille, pour se focaliser sur l’exploit rare : il fut le premier coach à remporter deux fois la C1 avec deux clubs différents (Feyenoord 1970 et Hambourg 1983).
Seuls Hitzfeld et le Mou en ont fait autant (voyez vous-mêmes avec quels clubs, ici c’est pas Wiki… enfin, pas que !).
Happel doit beaucoup aux Pays-Bas : c’est à l’ADO La Haye (1962-68), club de bas de tableau, qu’il a fait ses premières armes.
Son logiciel ? ... Jeu offensif, moderne défense en zone, pressing tout terrain. Sec, autoritaire et peu bavard, ses causeries aux joueurs et ses conf de presse duraient le temps d’une cuisson d’œuf dur.
Il triomphe avec Feyenoord, lose en D2 espagnole à Séville (1973), mais rebondit à Bruges, club moyen qu’il transforme en terreur continentale niveau 2 des seventies (avec Leeds, Saint-Étienne, M’Gladbach ou Dynamo Kiev) : deux finales perdues contre Liverpool, terreur continentale niveau 1 (avec Ajax, Bayern et Nott’s Forest), en C3 1976 et en C1 1978.
Ernst Happel restera célèbre en drivant les Oranje au Mundial argentin 78, emmenés par un super Rensenbrick. Au passage, les Pays-Bas atomiseront la natale Autriche de Happel (5-1), mais échoueront d’un rien en finale contre les hôtes (3-1 ap, Rensenbrick frappant le poteau à l’ultime minute…)
« Ernest » intégrera la petite élite des meilleurs coachs de l’Histoire du foot en désintégrant la Juve du Trapp en final de C1 83 avec Hambourg (1-0, missile de Magath).
La légende raconte qu’au premier entraînement du Hambourg SV à l’effectif constellé d’ego surdimensionnés (Kaltz, Magath, Hyeronimus, Beckenbauer), Happel fit placer une cannette de Coca sur la barre transversale et la dégomma du premier coup d’un shoot à 20 mètres. Il demanda à ses joueurs d’en faire autant : zéro pointé général… sauf Beckenbauer !
Happel récidiva en déglinguant à nouveau la boîte de Coke du premier coup. Le vestiaire était dompté. Vous ne croyez pas cette histoire ? Nous, si. 
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MessagePosté le: Jeu 6 Juin - 23:05:08 (2013)    Sujet du message: Le Top 100 des entraîneurs Répondre en citant

Enfin, t'en as mis du temps. .T'as pas intérêt à nous faire autant poireauter pour les suivantes. 

Continue, c'est très intéressant.
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À notre époque, sembler con est la meilleure façon de passer inaperçu.
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MessagePosté le: Dim 9 Juin - 22:05:56 (2013)    Sujet du message: Le Top 100 des entraîneurs Répondre en citant

40. José Villalonga

Santiago Bernabeu, le mythique président du Real Madrid était un homme à poigne. Et un ancien militaire. Comme José Villalonga, à qui il confie en 54, les commandes de son Real Madrid.
Homme volontaire, il est arrivé en 52 comme préparateur physique. J'imagine que çà devait être une rude épreuve d'aller tous les jours à l'entrainement sous les "ordres" de Villalonga.
L’entraineur, connu pour ses méthodes expéditives est avant tout là pour gérer les égos des stars en coulisses pour que leur talents s’expriment collectivement sur le terrain.
Mission accomplie : Il dirige le Real de 1954 à 1957, remportant deux Liga, deux Ligues des Champions et deux coupes Latine.
Tout de même. Le Real rentre dans la légende du football.
Après un passage réussit à l’Atletico Madrid, l’entraineur est chargée d’une mission de la plus haute importance par le régime franquiste : Remporter la Coupe d’Europe des nations 1964 en Espagne.
Dés sa prise de fonction, il décide de révolutionner la Roja. Quatorze des joueurs présent à la coupe du monde 62 sont remplacés par des jeunes joueurs plein de talent sur lesquels il sait qu’il aura l’ascendant psychologique.
Il fait ses débuts à Madrid le 1er Novembre 1962, dans le match Espagne-Roumanie, en remportant 6-0.
Tout de suite il a été le pote de Franco.
La veille de la finale contre l’URSS, Villalonga emmène tout son groupe à la Berzosa, le domaine de chasse de Franco, située à une cinquantaine de kilomètres de Madrid.
« On s’est promené au milieu des olivier, puis il s’est arrêté pour dessiner un terrain sur la terre. Il a pris une pierre et il a dit : ‘Ca c’est nous’. Ensuite, il a pris des pommes de pains ‘Ca, ce sont eux’. Puis il nous demandé ? ‘Qu’est-ce qui est plus fort la pierre ou la pomme de pain ?’ » se rappelle Chus Pereda, présent ce jour là.
L’Espagne, remportera le lendemain son premier tournoi international.


Aujourd’hui les succès de Villalonga sont tombés dans l’oubli. Comme ses méthodes. Comme s’il s’agissait d’un tabou. Car oui, avant d’être entraineur et militaire, Villalonga était d’abord franquiste.
Pas bien.
En 66, l'Espagne fut éliminée au 1er tour de Coupe du Monde et Villalonga n'a plus entrainé.
Ensuite, il est devenu directeur de l'École nationale des entraîneurs et entre 1967 et 1973, fut le premier professeur à l'INEF de football.
Et pourquoi seulement jusqu'en 73 ?
Parce ce qu'il est mort cette année là.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:50:32 (2017)    Sujet du message: Le Top 100 des entraîneurs

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