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Jean-Michel Vandamme : « Ne pas oublier que le foot est un spectacle »

 
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Lydéric
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MessagePosté le: Lun 3 Aoû - 13:35:08 (2015)    Sujet du message: Jean-Michel Vandamme : « Ne pas oublier que le foot est un spectacle » Répondre en citant

Jean-Michel Vandamme : « Ne pas oublier que le foot est un spectacle »



PAR ANTOINE PLACER

Désormais directeur général adjoint de Lille, Jean-Michel Vandamme se pose comme le garant du nouveau projet lillois. Il l’assume, l’explique et le défend. Deux notions émergent : le contexte économique et la volonté de retrouver une proximité avec les gens, un enthousiasme.


- On décèle depuis peu une réelle volonté d’ouverture. C’est une vraie rupture…

« C’est une volonté de Michel Seydoux. Il a décidé - à plein d’égards - de s’ouvrir à de nouvelles choses, ou à des choses qui étaient fermées auparavant : les entraînements, une approche différente au niveau des médias, des stages pour les enfants, une équipe féminine… C’est une petite révolution. »

- Le constat a été réalisé quand ?

« Depuis six mois, on a fait le tour de la question, et on a fait le bilan de tout ce qui avait été bien fait, et de tout ce qui avait été beaucoup moins bien fait (sourire). On en a tiré des enseignements : ça va du plan sportif, au financier, au juridique, à la stratégie de communication… Il fallait qu’ici, ce soit moins Fort-Knox, sans tomber dans l’effet inverse non plus. Notre organisation et notre rigueur existent toujours. En revanche, il y a un souci de vraiment être plus proches des gens. »

- Le changement Girard – Renard en est un symbole…

« Ce n’est pas tellement le changement Girard - Renard qui a fait ça. C’est plus un constat global. Ça n’a pas de rapport à mon avis, parce que René (Girard) était malgré tout quelqu’un d’ouvert et de généreux avec les gens. »

- Mais son image ne semblait pas servir le club…

« Je ne pense pas. Après, il s’est passé ce qui s’est passé, mais vis-à-vis des gens, René avait toujours plaisir à aller échanger avec un spectateur. Hervé amène aussi sa personnalité, sa manière d’être, mais je ne pense pas que l’idée d’ouverture soit dépendante du changement de coach. »

- Quel bilan dresser de la préparation ?

« On est dans le travail, pour l’efficacité on verra après. Gagner les matchs, on sait que ça ne va pas être facile. Mais sans vouloir tomber dans le tout nouveau tout beau, c’est très agréable de bosser avec quelqu’un qui est à l’écoute, dans l’échange, qui est ouvert, bosseur, travailleur, qui arrive le matin à 8h et part vers 20h… Renard, c’est un bon choix, qui a été collégial. »

-Il n’a pas une énorme expérience de la L1, mais comment le trouvez-vous au quotidien ? Se révèle-t-il déjà surprenant ?

« Je ne sens pas chez lui d’inexpérience en L1, donc il n’y a rien qui me bluffe en fin de compte. Et comme il a compris qu’il était dans un club extrêmement bien organisé, il a l’intelligence de s’approprier les structures pour grandir avec le club. Il a une envie de vivre avec le projet du club, ses infrastructures… »

- Quel est le projet de cette saison et les missions de chacun ?

« Le plus important, ce n’est pas Renard ou Vandamme, nous ne sommes que des exécutants. Moi, je suis là pour être le garant du projet sportif, tout comme Reynald (Berghe) est le garant du projet financier. Hervé, lui, est le maître d’œuvre au quotidien. Il savait tout en venant, on n’a rien caché. Une des choses du projet, c’était de construire quelque chose par rapport à des données économiques. L’idée, c’était de pérenniser le club, en s’appuyant sur la formation et la post-formation, de réduire considérablement la masse salariale, et d’essayer de la réguler de manière à ce que, très vite, on ne soit plus obligé de vendre nos jeunes talents trop rapidement. »

- Et éviter par exemple le départ express de joueurs comme Adama Traoré à Monaco ?

« C’était impossible (de refuser). Pourquoi ? Parce que grâce à la vente de ce joueur, quel que soit le côté pénible de s’en séparer, ça nous permet d’enchaîner plus vite dans notre projet. On a pu recruter Amadou, Guirassy, Guillaume… Mais aussi bien les entourer. Parce que pour que ces jeunes-là se développent, il faut les entourer des Enyeama, Basa, Civelli, Mavuba, Balmont… Cette vente, c’est un accélérateur de projet. »

- Comment jugez-vous votre effectif ?

« On n’a pas l’impression d’être démunis par rapport à l’an passé. J’espère ne pas me tromper. L’idée, c’est aussi de ne pas oublier que le foot est un spectacle. Pour que les gens qui nous supportent, qui paient pour venir, soient contents. Qu’ils se disent : ‘’On ne va peut-être pas gagner, mais on ne va pas s’emmerder, parce qu’ils vont se bouger le cul, être audacieux…’’ »

- Il y a eu un déclic dans le club ?

« Il y a six mois, on a vécu un grand moment. La question, c’était comment faire du spectacle si on n’a pas un Boufal. Tout le monde voulait un attaquant (surtout Girard, ndlr), c’était l’immense priorité, un joueur d’expérience, etc. Mais le président m’a dit : ‘’Boufal, dont vous m’avez parlé, ce serait bien pour nous non ? On va le recruter tout de suite’’. Il a dit d’un seul coup ‘’On passe à autre chose : je vais recruter des espoirs et on va faire un projet ensemble’’. Il avait pris une décision radicale par rapport à une situation économique. Tout a changé à partir de ce moment-là. »

- Le message de ces difficultés financières n’est pas toujours simple à faire passer…

« J’espère qu’on va nous soutenir, nous comprendre. Le problème c’est de l’expliquer : les gens retiennent que le club a vendu pour 30 millions (35 en réalité) et n’a pris que des juniors… Ils ne retiennent pas assez le projet, et surtout que le déficit était peut-être supérieur à 30 millions. On a pérennisé le club. Mais ça, les gens ne veulent pas le comprendre. La maîtrise de la masse salariale, c’était aussi ça le projet. »

- A titre personnel, comment vous trouvez-vous dans ce nouveau costume ?

« On dort moins bien (sourire). Au début, j’avais de l’appréhension, je me suis demandé si ce n’était pas trop grand pour moi. Si on m’avait dit un jour que je deviendrais directeur général adjoint… D’abord, j’aurais demandé ce que c’était (rire). Mon ambition suprême, c’était de devenir directeur sportif, alors... J’ai surtout envie d’être à la hauteur de la tâche. Un des plus grands moments vécus dans ma carrière, c’est quand (Eden) Hazard m’avait dit, à 14 ans, ‘’Mon ambition ? C’est de donner du bonheur aux gens’’. Et en fait, il a raison. Notre boulot, c’est ça, même si les points ou les victoires sont importants. »


- Quand on accède à ces postes-là, on se rapproche un peu de la fin aussi…

« (sourire) Je m’en fous. Je veux accompagner les gens que j’ai emmenés dans cette aventure, la moindre des choses, c’est d’aller au bout. Si je dois être une des parties de la fusée qui doit disparaitre pour aller sur la Lune, je l’accepte. »
_________________
Pas de ci pas de ça
Sans souci et sans cela
Pas de fumée sans feu
Pas d'idée sans être deux
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MessagePosté le: Lun 3 Aoû - 13:35:08 (2015)    Sujet du message: Publicité

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